par Véronique Demers-Mathieu

MUA : Lori Danaraso | Photos : Matt Ayotte | Lieu : Boucherville | Robes : Ted Baker, souliers: Banana Republic (Véro) et Lewit (MC)

J’ai obtenu mon Ph.D. en microbiologie à l’Université Laval en 2015. Mes études doctorales portaient sur les effets anti-inflammatoires et anti-obésités de nouveaux probiotiques dans les produits laitiers.
À la fin de mon Ph.D., j’ai découvert que certaines souches (Bifidobacterium animalis sp. lactis et Lactobacillus rhamnosus) présentent dans les produits laitiers (comme la crème glacée avec probiotique) réduisaient le gain de poids et le tissu adipeux (mauvais gras reliés aux maladies cardiovasculaires et à l’obésité) dû à la diminution de l’inflammation.
Cette recherche a été réalisée en supplémentant des souris avec ces nouvelles souches de probiotiques dans le lait et le yogourt où celles-ci étaient alimentées d’une diète riche en sucre (glucose) et en mauvais gras, afin d’induire l’obésité. Les souris supplémentées en probiotiques ont pris moins de poids (masse adipeuse) que celles qui n’avaient consommées aucune supplémentation de probiotique. Aucune souris n’a été maltraitée, je vous le promets!

La crème glacée ne contient généralement pas de probiotique. Par contre, certaines compagnies ont innové de la crème glacée avec probiotique : Kéfir congelé avec probiotique, yogourt congelé avec probiotique, crème glacée avec probiotique.

Le mot « probiotique » doit être écrit sur le produit sinon la crème glacée ne contient pas de probiotique).

Par la suite, j’ai fait un post-doctorat en immunologie et nutrition dans le laboratoire du Dr. Dallas à l’Université d’Oregon (Oregon State University) (Biologie et Science de la Santé) durant 3 ans.

L’objectif de mon travail de recherche était d’améliorer l’immunité et la digestion des bébés prématurés (nées avant la 37e semaine de gestation). Le système digestif et immunitaire de ces bébés est immature, ce qui les rend vulnérables aux infections causées par les bactéries et virus (par exemple, le virus respiratoire syncytial, les virus influenza A & B et la bactérie Bordetella pertussis). Ma recherche était de déterminer la stabilité des anticorps spécifiques aux pathogènes (méchants microorganismes pouvant causées des maladies et infections) provenant du lait maternel durant la digestion des bébés prématurés. Le rôle des anticorps est de s’attacher aux microbes avant que ceux-ci puissent entrer dans nos cellules intestinales et les infecter. La mère transmet ses anticorps à son bébé durant l’allaitement de son propre lait (ne se fait pas si on utilise le lait maternisé acheté). Ainsi, les anticorps dans le lait maternel permettent l’immunisation du bébé; en d’autres mots, le système immunitaire de l’enfant reconnaitra lorsqu’un ‘’méchant microbe’’ entrera dans son système digestif. Pour se faire, ces anticorps doivent survivre durant la digestion du bébé afin d’atteindre l’intestin, l’organe le plus à risque de maladies gastroentériques.

Depuis décembre 2018, je travaille comme chercheure scientifique chez « Medolac Laboratories » au Nevada (Boulder City). Cette corporation a comme mission d’assurer que tous les nouveau-nés qui ont besoin de lait maternel (certaines mères sont incapables d’allaiter leur bébé) reçoivent du lait maternel provenant de mères donneuses. Ce principe est comparable à lorsque vous allez donner du sang à une banque de sang. Ces mères donneuses doivent passer plusieurs tests médicaux afin de ne pas transmettre de virus, drogues et antibiotiques via leur lait maternel.

Je poursuis donc ma recherche sur les bébés prématurés, l’immunité et les infections avec l’équipe de Medolac.
De plus, je fais un deuxième post-doctorat avec un professeur de l’Université de Massachusetts Amherst afin de continuer ma formation de professeur et d’enseigner.
Et pourquoi pas enseigner dans une magnifique robe Ted Baker; le meilleur des deux mondes.