Photos: Davone Phongsa | Veston: Versace, pantalons: Milly Exclusive, sac à mains: DKNY | Styliste: Jade Jehle | Lieu: Restaurant Mélisse

par Jade Jehle, directrice artistique et blogueuse

Comment décrire le début du mois d’avril à Montréal? Un mélange de soleil éclatant avec de la pluie soudaine, une neige fondante et des vents froids. Néanmoins, comme vous me connaissez, il y a énormément d’excitation qui me remplit le cœur alors que nous passons vers une nouvelle saison et enlevons ces manteaux lourds. Montrez-moi des couleurs et des accessoires pastel!

J’aime voyager dans le temps pour découvrir les origines et la signification de ce que nous considérons comme standard et avons la liberté de porter, autant personnellement qu’en tant que société.

Vous souvenez-vous des jours où tous les vêtements n’étaient que beiges, noirs, blancs ou gris? Ce n’est probablement pas le cas, car c’était avant le 20e siècle, lorsque seuls les nobles avaient la liberté de porter des vêtements colorés. « Le manque de couleur avant 1920 constituait un élément pratique, car les vêtements colorés étaient salissants », explique Deirdre Clemente, historienne de la mode et professeur d’histoire à l’Université du Nevada à Las Vegas.

Par conséquent, les membres de la famille royale et les élites étaient ceux qui étaient vêtus en couleurs car ils n’avaient pas à craindre de se salir. Ceux appartenant à la classe moyenne qui osait porter la couleur étaient malheureusement considérés comme immorales, sans goût, bariolés. Seules les prostituées portaient des tons plus vifs dans l’espoir d’attirer l’attention de leurs prospects.

Fait saillant: la vague dite de « folie pourpre » (purple craze) a commencé à la fin des années 1880 avec la création du premier colorant synthétique pouvant coller au tissu, le violet.

Enfin, grâce à la nouvelle institution des travailleurs de la classe moyenne et à l’industrie des loisirs qui débutait à partir des années 1930, les couleurs vives et les grands motifs floraux étaient socialement acceptables. C’est également à cette époque que les femmes commençaient à porter des pantalons courts, soit les shorts!

Cependant, ces vêtements brillants n’étaient pas fabriqués à partir de tissus de qualité et les teintures se sont estompées rapidement et de manière inégale, jusqu’à ce que les scientifiques corrigent ces détails au cours des décennies suivantes.

J’ai préféré les couleurs neutres toute ma vie jusqu’à ce que je rejoigne ce blogue. Pour MC à New York, c’est toujours gris et plutôt terne, la vie au bureau semble manquer de couleur quand il s’agit d’habillement.

Honnêtement, j’ai l’impression d’avoir fleuri en osant porter toutes sortes de vêtements et je vous promets que vous recevrez des tonnes de compliments lorsque vous choisirez d’opter pour des morceaux pâles, lumineux ou de couleurs flamboyantes. De toute façon, c’est votre sourire qui fait la moitié du travail! L’attitude et ce que vous projetez viennent en premier, les vêtements viennent en second 😊

Ce petit manteau est un échantillon de Versace que j’ai reçu lors d’un voyage en Suisse et n’est malheureusement pas à vendre, mais j’ai trouvé des modèles similaires de différentes marques ci-dessous.