par Jade Jehle, Directrice artistique & Bloggeuse

Qu’il s’agisse d’une mauvaise ou d’une excellente journée, d’une liquidation de fin de saison ou de soldes sur les nouveautés, il semble toujours y avoir une bonne justification à nos dépenses. Au-delà du sentiment gratifiant de se récompenser, plusieurs d’entre nous exagèrent en cherchant constamment une occasion pour faire des achats. Même si je n’achète jamais d’articles à plein prix, je ne devrais pas acheter quelque chose sous prétexte que l’offre est imbattable ou incontournable. Ayayaye, Jade…

L’échelle Bergen, développé par un groupe de chercheurs de la faculté de psychologie de l’université Bergen en Norvège (UiB), a été conçue pour mesurer la dépendance au magasinage. Il s’agit d’une série de questions pertinentes pour identifier votre niveau de dépendance aux achats, une nouvelle méthode qui est maintenant reconnue dans le monde entier pour ses critères de diagnostic.

Les principales causes du magasinage compulsif en ce 21e siècle sont l’internet, les réseaux sociaux, l’accessibilité aux cartes de crédit et les techniques avancées en marketing.

Qui est majoritairement ciblé? Les recherches démontrent que l’achat obsessif concerne surtout les femmes, habituellement dès l’adolescence et au début de la vingtaine, puis diminue par la suite avec les années. Comme vous le savez, les adolescents et jeunes adultes sont plus facilement influençables et typiquement plus ouverts: « ceci reflète hypothétiquement les changements maturatifs dans les systèmes monoaminergiques corticaux et sous-corticaux frontaux, rendant ainsi les adolescents et adultes davantage vulnérables au développement et au maintien de dépendances que les individus plus âgés » (C. S. Andreassen, 2015).

Ces soi-disant victimes de dépendance ont tendance à avoir certaines ou plusieurs des caractéristiques suivantes:

  • Des individus sociaux et extravertis, ayant un désir de plaire ou d’afficher leur statut social,
  • Des individus névrosés, souvent anxieux, complexés ou dépressifs, qui tentent de réduire leurs sentiments négatifs.

Dans de nombreuses études au sujet de la dépendance au magasinage, une corrélation positive se présente entre le shopping et l’extraversion. En effet, les personnes extraverties requièrent typiquement plus de stimulation que celles qui sont intraverties, aussi en lien avec les études qui démontrent la relation entre les dépendances et les individus à personnalité extravertie.

De plus, il y a certaines conséquences attirantes suite à l’achat d’items prestigieux ou d’un certain statut social élevé, soit la popularité parmi un groupe social ou les réseaux sociaux, des compliments et « l’approbation » d’autres individus de ces groupes, le sentiment omnipotent lors du magasinage, l’attention spéciale reçue par le personnel lors de ces achats.

Testez-le: L’échelle de mesure au magasinage compulsif de Bergen

Les sept critères de base permettant de déterminer votre dépendance au magasinage se trouvent ici-bas sous forme de questions, auxquelles vous devez répondre par: (0) Complètement en désaccord, (1) En désaccord, (2) Indifférent/ni en désaccord ni en accord, (3) En accord, or (4) Complètement en accord.

☐Vous pensez constamment à magasiner/acheter des items
☐Vous magasinez afin de changer votre humeur
☐Vous magasinez tellement que cela affecte négativement vos obligations quotidiennes (études, travail, etc.)
☐Vous remarquez que vous devez magasiner de plus en plus pour ressentir ce sentiment de satisfaction initial
☐Vous avez décidé de moins magasiner, sans toutefois avoir réussi. Vous êtes mal à l’aise lorsque quelque chose vous empêche de faire des achats à un moment voulu
☐Vous magasinez tant que votre bien-être en est impacté.

Si vous avez obtenu un score de 3 ou 4 pour au moins quatre des questions, bienvenue au club des shopaholics… 🙂 (C’est une blague! Ou pas…)